Laurent Picciotto, fondateur de Chronopassion, a créé le magasin que son père et lui auraient aimé trouver. Armé de zéro expérience de la vente au détail mais d’une passion pour l’horlogerie et d’un sens aigu de ce qu’il ne voulait pas, il a mis au point un concept qui fait de son magasin une destination de choix pour les collectionneurs passionnés.


1. Décrivez brièvement votre enfance.

 Enfance heureuse, j’étais joyeux, taquin, curieux, turbulent, farceur et je le suis toujours.

 

2.En tant qu’enfant, quelles étaient vos ambitions?

J’aurais aimé être un acteur.

Je ne suis pas sur d avoir vraiment grandi , j’aime m’amuser dans le sens où la créativité passe , à mes yeux par l’insouciance enfantine.

D’ailleurs je me suis mis en scene dans mon  métier pour être un peu  acteur mais aussi pour humaniser la communication, et le floor d’une boutique est aussi une scène.

 Sortir du cadre est plus commode pour un enfant.

 

3.Enfant, quel est votre souvenir le plus marquant?

A l’âge de 14 ans quand mes parents m ont offert ma première « Moto » (Yamaha TY50)

J’ai alors passé des journées entiers à faire du tout-terrain , tous les week end , un sentiment de liberté et de fun inégalables dans mon enfance , je fais toujours de la moto aujourd’hui , j’en possède beaucoup ; anciennes , récentes , de 50 à 1600 cm3 , c’est toujours le même plaisir , le même sentiment de liberté intense.

 La première guitare électrique…

 La première montre…

 Je pourrais vous en parler des heures…


4. Avez-vous déjà eu un autre métier?                          

Oui , plusieurs : Employé de Banque, vendeur d’assurances, commercial pour une usine de fabrication de compact disc dans la musique au tout début de ce nouveau support et aujourd’hui en dehors de Chronopassion je m’occupe et suis actionnaire d’une société de lutherie française de guitares électriques qui est à l ‘aube d’un brevet (Gyrock) de mon invention qui va prochainement révolutionner le sujet (Wild Customs ).


5.Qu’est ce qui vous a fait choisir d’aller dans le sens que vous avez choisi.

Je souhaitais ouvrir une boutique uniquement de montres , sans expérience sur le retail (mais avec une bonne expérience de ce que je ne voulais pas faire) et avec mon cahier des charges où l’objet a sa priorité sur la Marque, un magasin de jouets pour adulte , mais avec un discours assez libre et beaucoup d’enthousiasme à transmettre. La boutique que nous aurions aimé rencontrer avec mon Père , nous en serions surement devenus de très bons clients.(ce fut d’ailleurs le cas)

La passion et surtout la conviction de faire à ma façon ; j‘aime réinventer , le marketing me passionne et j’aime raconter des histoires pour faire découvrir au personnes qui ça intéresse , de nouveaux territoires.

Revenir au lieu d’échanges que doit être une boutique, à plus forte raison sur un sujet de spécialiste.

 

6. Quel est le pire travail que vous avez eu à faire?

Plusieurs, mais je n’en garde pas de mauvais souvenirs , je suis consciencieux et patient, voir obstiné, donc le résultat l’emporte sur la pénibilité voir positiver le fait d’avoir dépassé les contraintes pour arriver au résultat.

Plus l’escalade est difficile , plus l’arrivée au sommet devient fantastique.

 

7. Quel a été le moment le plus difficile jusqu'à présent dans votre vie?

Joker (s)

 

8.Qui a eu la plus forte influence sur vous ?

Mon père, par son intelligence, par sa rigueur mais aussi par sa tolérance, c’est lui qui m’a transmis son interêt pour les montres.

Nous sommes aussi une famille de collectionneurs ou plutôt d’accumulateurs  sur un grand nombre de sujets , sachant que la curiosité est le moteur pour découvrir aussi les drôles de personnes qui se cachent derriere toutes sortes de concepts qu’ils soient horlogers ou dans d’innombrables métiers.

 

9. De quoi êtes-vous le plus fière ?

D’être devenu référent pour certains , dans notre industrie en cassant certaines règles ou en n’en ayant inventées , en ne cédant jamais sur l’éthique et sans mettre l’humour de côté.

D’avoir pour une grande partie cru dès le départ à un bon nombre de personnes qui ont réussi dans notre métier et qui sont toujours là.

Je suis fier d’avoir participé  à la construction de leurs histoires , mon implication est souvent totale, donc d’autant plus ravi quand le succès est au rendez-vous.

 

10. Quels conseils donneriez-vous à un jeune de 20 ans qui pense à prendre un chemin semblable au votre ?

Je rencontre chaque année jeunes et moins jeunes et je leur recommande souvent ;

De faire à sa façon , d’inventer ses propres differences donc plutôt d’inventer, de s’inventer ou de réinventer au lieu de suivre.

 

11. Cite trois choses de votre bucket list. (les choses que vous voulez faire avant de mourir)

 1/Jouer dans un film  2/Jouer dans un film  3/ Jouer dans un film.

 

12. Comment voyez-vous l’industrie horlogère dans 10 ans ?

Pour l’instant le monde est trop complexe pour répondre , le monde a changé (dans un sens ou dans l’autre) ; là où il fallait 20 ans maintenant il faut deux ans pour que des sujets soient remis en question.(Apple Watch) La technologie est de plus en plus au cœur des bouleversements , le monde change en permanence.

Qui aurait pensé que Kodak, Nokia, Moulinex, Pan American, Lehman Brothers allaient disparaître pour laisser la place aux Gaffa ou à de nouvelles sociétés  plus en phases ou réactives  avec l’époque.


To learn about Laurent Picciotto www.chronopassion.com